Liberté (très) surveillée !
Rictus narquois vissé sur un visage anguleux et dégaine de dandy, Stéphane Guillon déboule sur scène comme comme le taureau entre dans l'arène : il fonce sur tout ce qui choque et embroche les idées reçues.
Impertinent, provocateur, tendrement irrespectueux, mais monstrueusement drôle, Stéphane Guillon pratique l’humour noir avec panache.
Il ne faut pas le chercher, Guillon. Les affaires médiatiques, en particulier les siennes, il les recycle en sketchs féroces, remue doublement le couteau dans les plaies et taille trois fois plus de costumes. Une usine à lui seul.
Dans Liberté (très) surveillée, il donne toute la mesure de ses talents d’acteur, d’humoriste et d’auteur de sketches sarcastiques.
Brocardant les éternels adolescents de cinquante ans et les maris lâches et infidèles, il apparaît en critique acerbe, mais bien lucide de la société d’aujourd’hui.
Sur scène, regard angélique et le sourire aux lèvres, il règle ses comptes dans
une langue ciselée, à la rhétorique implacable.
Malin et malicieux, Stéphane Guillon a du style, un style.
En digne héritier de Guy Bedos, il dégaine ses petites phrases assassines.
Avec pour seul objectif le plaisir du public, Stéphane Guillon raconte l'air du temps avec une féroce justesse.
Texte Stéphane Guillon
Mise en scène Muriel Cousin
Musique Laurent Cirade et Nicolas Mingot
Création son Philippe Latron
Création lumière Anne Dutoya
Production 63 Productions et 20h40 Productions
Durée : 1h50
www.stephane-guillon.com