Olivier Ducas – Le Théâtre de la Pire Espèce
Même si peu de gens sont passés par Roncevaux, dans les Pyrénées, tout le monde connaît La Chanson de Roland, ce long poème rédigé au XIIe siècle. C’est la plus ancienne œuvre de fiction de langue française que nous possédions et l’un des chefs-d’œuvre de la littérature épique médiévale.
Le texte relate la bataille au cours de laquelle, en 778, les meilleurs chevaliers de l’empereur Charlemagne subissent une cuisante défaite devant les Sarrasins qui viennent d’envahir l’Espagne.
Cette haletante histoire de chevalerie cache une œuvre de propagande exhortant les chrétiens de l’époque à appuyer les Croisades.
Qui sont les bons et les méchants dans cette histoire ? Pourquoi avoir écrit cette histoire il y a mille ans ? Pourquoi nous fait-elle encore vibrer aujourd’hui ? Est-elle vraiment terminée ?
Ce sont toutes ces questions que pose ici Le Théâtre de la Pire Espèce.
Ces jeunes créateurs empruntent leurs techniques aux disciplines alternatives du théâtre, telles que la marionnette, le cabaret, le théâtre d’objets et le théâtre d’ombre.
Troisième et dernière invitée canadienne de la saison, cette compagnie québécoise a conçu plus d’une dizaine de créations, dont plusieurs ont parcouru ou parcourent encore l’Europe et l’Amérique.
Pour Roland, l’aspect mystérieux et immatériel du théâtre d’ombre s’est imposé, convenant parfaitement, à leurs yeux, au caractère fantastique et légendaire de l’épopée.
Portés par l’accent de leur belle province, deux jouteurs viennent relater au public l’histoire du héros de leur enfance, un chevalier, un vrai, un héros historique. Par le théâtre, les marionnettes et les jeux de lumière, ils construisent devant nous une irrésistible aventure.
Texte et mise en scène Olivier Ducas — Interprétation Daniel Desparois et Geoffrey Gaquère — Assistance à la mise en scène Claudia Couture — Scénographie Julie Vallée-Léger et Déline Pétrone — Conception sonore Benoît Durand-Jodoin — Conception lumière Thomas Godefroid
Durée 50 minutes