Enfant de la ville
Grand Corps Malade aurait pu être l’un de ses titres, mais c’est son nom de scène, celui d’un grand corps à trois jambes : les siennes, martyrisées lors d’un accident et la béquille qui le soutient et rythme sa claudication. Dans ce surnom se mêlent la gravité et l’humour de ses compositions.
Pendant sa rééducation, les mots lui servent de thérapie. L’ancien basketteur devient alors slameur.
Importé des Etats-Unis, le slam est un art collectif, oratoire et acoustique, où la parole, mise à nue, fait face à l’auditoire. Aujourd’hui, cette forme littéraire et musicale s’est développée dans la plupart des pays européens et très certainement ailleurs dans le monde.
En deux ans, Grand Corps Malade a imposé sa longue silhouette et ses textes sur les scènes françaises.
Six cent mille exemplaires de son premier album, Midi 20, se sont écoulés. Il a reçu deux Victoires de la Musique en 2007 : Album Révélation et Artiste Révélation scène de l’année.
Ce poète du bitume, ce François Villon du 9-3, n’en attendait pas tant et ne boude pas son plaisir de voir sa poésie urbaine retourner d’où elle vient, de la rue.
Grand Corps Malade parle de tout, il s’amuse aussi énormément. Aux misères du monde, il oppose celles de ses proches sur lesquels il pense avoir plus de prise : l’amitié est une constante dans son quotidien autant que dans son œuvre.
Contemplatif et philosophe, cet authentique poète traque les mots qui nous font échapper à l’espace-temps.
JFB Prod présente en accord avec AZ & Jean-Rachid
Avec Fabien Marsaud dit Grand Corps Malade, piano Elie Chemali, percu Patrick Ferbac dit Feedback, guitare Yannick Kerzanet dit Yakeen, basse Xavier Zolli — Production JFB Prod
Durée 1h30