Jean-Jacques Vanier – François Rollin
Si Baudelaire compare le poète à l’albatros, Jean-Jacques Vanier se voit plutôt en manchot, incapable d’attraper la vie. Un pingouin, donc, qui aimerait bien aller au bal. Mais ses efforts échouent et le renvoient à sa pauvre condition d’animal non dansant. Il s’en remet, aussi sec, par courrier, aux autorités suprêmes.
Suite à la non-assistance à pingouin en difficulté perpétrée par le Président lui-même, notre animal inadapté entreprend un singulier et hilarant voyage intérieur.
Ses histoires d’amour virent à la tragédie, il a peur du noir et de la foule, ses séances de psy sont des échecs minables et le moindre cours de danse se transforme en enfer.
Heureusement pour lui qu’il rencontre beaucoup de monde quand il vole : un papillon têtu qui veut passer de l’autre côté de la vitre, un cormoran mazouté ou un souffleur de verre breton.
Quand il marche, il trébuche sur des chemins de traverse, chute sur les mots mais toujours rebondit grâce à son écriture fine, littéraire et intelligente.
Jean-Jacques Vanier se définit comme un comédien qui écrit. Il gomme les frontières entre le réel et son imaginaire léger et profond, merveilleux et banal. Tout est ici poétique, mélancolique et irrésistible. Le pingouin s’envole ; Jean-Jacques Vanier est un grand humoriste.
De Jean-Jacques Vanier et François Rollin — Mise en scène François Rollin — Costume Hélène Kritikos-Voisin — Lumières Jean-Pierre Créance — Régie Nicolas Priouzeau — Production A part ça production
Durée 1h30