Jeanne Cherhal fait parler la poudre, et pas la poudre aux yeux.
Elle aura passé ce premier quart de siècle au bon air de la campagne nantaise avant de s’installer à Paris. Elle qui se rêvait danseuse classique s’épanouit en chanteuse inclassable.
Elle démarre en trombe en faisant la première partie de Georges Moustaki en novembre 1999.
Son tempérament en ébullition et ses talents de croqueuse de portraits sont assis à califourchon sur une langue française fleurie, poivrée et bien pendue. Ses chansons, tour à tour, virevoltent, s’apaisent, s’emballent, cabriolent et, miracle de la gravitation, retombent toujours sur leurs pattes. Les textes de ce nouvel album sont ciselés, malicieux et ses mains qui glissent sur le clavier du piano leur donnent une note sincère, mutine et réaliste. Ils sont le reflet de son regard sur la société qu’elle nous conte au fil des notes. Mademoiselle Jeanne a un don, celui de raconter des histoires et de capter son auditoire. Il est alors si bon de se laisser charmer par son talent et de l’écouter d’une oreille comblée.
Chant, piano Jeanne Cherhal — Guitare électrique et acoustique Eric Lohrer— Basse Aleksander Angelov — Batterie Emiliano Turi
Durée 1h45