Jacques Gamblin
On se doutait bien qu’un jour ou l’autre Jacques Gamblin renoncerait à Sandrine Bonnaire et Monica Belllucci pour se retrouver seul avec nous.
Depuis l’enfance, cet homme-là court vite et longtemps. En courant il pense. Ses jambes pensent, son cœur pense, sa tête pense. Sa pensée parle comme il respire et il écrit des romans. Il adapte et joue Entre Courir et voler, il n’y a qu’un pas papa, son dernier né.
Voici l’histoire d’un homme au volant de son automobile. À ses côtés, sa femme enceinte. Soudain le conducteur perd les pédales, descend du véhicule et se met à courir sur la bande d’arrêt d’urgence. Pourquoi ? Il y avait de la buée partout, à l’extérieur, à l’intérieur, partout. Il était temps que ça s’arrête. Le monde lui échappe, il veut courir après. Jacques Gamblin ne dit pas son texte, il souffle des mots guidés par les souvenirs.
Comme Raymond Devos, il joue du double sens et de la narration à tiroirs. Courir pour lui, c’est être ailleurs, épouser les formes du terrain, titiller ses limites et s’oxygéner la tête pour y chasser toutes pensées inutiles.
Jacques Gamblin joue, avec un cœur d’athlète et d’amoureux.
Un enchantement de cocasserie à l’émotion profonde où les rires vont parfois jusqu’aux larmes.
Écrit et interprété par Jacques Gamblin — Collaboration artistique à la création Claude Baqué — Assistante à la mise en scène Isabelle Antoine — Collaboration artistique à la reprise Bruno Abraham-Kremer — Scénographie Alain Burkarth — Lumière Jean Tartaroli — Son François Olivier et Hervé Rico — Costumes Nathalie Lecoultre — Professeur d’art vocal Michèle Lepeut-Gary Bobo — Directeur technique Eric Proust
Durée 1h30