Labiche – Philippe Berling
Ne dit-on pas un Labiche comme on dit une Rolls ?
Et c’est à juste titre car si l’extérieur, toujours impeccable, s’adapte au goût des époques, la mécanique de l’intrigue est solide, précise, éprouvée ; pour tout dire, c’est une référence.
Voyons : pour échapper au service militaire, un jeune homme est travesti par sa mère et s’engage sous le nom de Catherine au service d’un couple de bourgeois.
Monsieur, fonctionnaire ambitieux et imprudent, craint la police et croit que cette nouvelle cuisinière en est…
Madame, secrètement amoureuse d’un inconnu qui lui envoie des lettres enflammées, croit le reconnaître sous un déguisement d’intrigue…
De passage, l’ancien amant de Madame tombe amoureux de cette nouvelle recrue…
Peut-on imaginer situation plus alambiquée ?
La clé d’un élément perturbateur, pénétrant dans un petit monde apparemment tranquille, ouvre la porte du vaudeville. Cette situation fonctionne parfaitement grâce à la maîtrise de l’auteur sur cet art hors du temps.
Mise en scène Philippe Berling — Avec Delphine Boisse, Julien Chavrial, Yvan Corbineau, Jean-Louis Fayollet, Laure Werckmann — Musique originale Malo Vallois — Décor et costumes Nathalie Prats — Maquillages Suzanne Pisteur — Lumières Christian Pinaud — Fabrication des costumes Céline Marin, Anaïg Thomas — Construction du décor Jipanco — Régie Vincent Millet — Production Théâtre Obligatoire (compagnie en résidence au Théâtre d’Auxerre)
Durée 1h25