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Le bout de la route

LE BOUT DE LA ROUTE

VENDREDI 4 MARS 2011

THÉÂTRE

Jean Giono – François Rancillac

Le décor est simple : une table de bois, quelques sièges, une bassine de lait. C’est la nuit, noire, seulement éclairée par les flammes dansant dans l’âtre. Dans cette maison du bout d’une route barrée par la montagne vit une famille endeuillée.
Ce soir-là, la porte s’ouvre et laisse apparaître un grand gaillard épuisé, Jean. Cet homme mystérieux et bienveillant va, par son humanité droite et sincère, ramener l’espoir et la vie. Avec ce texte qui sent les chemins humides, le tronc des arbres et le lait de ferme, François Rancillac, artiste associé au Théâtre de Rungis de 1992 à 1994, rend hommage à la langue diamantine d’un Giono aussi grand dramaturge qu’il fut poète et romancier.
Simple comme une tragédie grecque, ample comme un roman, cette première pièce de Jean Giono, à la poésie presque charnelle, nous donne à voir des personnages bouleversants dans leur quête d’humanité et d’amour.
Le Bout de la route raconte l’histoire d’une flamme humaine, légère et vacillante, fragile et éphémère. Corpulence paisible, voix douce et regard clair, Jean secoue la cendre qui étouffait les cœurs et réveille l’envie de parler et d’être au monde. Homme de mots, il a le verbe haut, la voix profonde et caressante. Comme les vrais amis, il a l’audace immédiate de la familiarité.
Giono semble se projeter dans ce « héros », prénommé comme lui, qui rend la parole aux autres, qui fait battre les cœurs mais se protège et ne livre rien de lui-même.
Le Bout de la route est un incroyable hymne à l’amour, déployant une langue splendide, aussi concrète que lyrique, goûtant à pleine bouche l’humus et l’air vif des montagnes, avec des mots qu’on aurait cueillis le long du sentier, comme autant de trésors d’humanité.

De Jean Giono — Mise en scène François Rancillac — Avec Eric Challier, Charlotte Duran, Jean-Pierre Laurent, Tommy Luminet, Anita Plessner, Tiphaine Rabaud Fournier et Emmanuèle Stochl — Dramaturgie Frédéric Révérend — Scénographie Jacques Mollon — Costumes Ouria Dahmani-Khouhli — Lumières Cyrille Chabert — Son Daniel Cerisier et Fabrice Drevet — Création bayan (accordéon) Olivier Innocenti — Coproduction La Comédie de Saint-Etienne / CDN – Le Théâtre de l’Aquarium – Le Fanal / Scène Nationale de Saint-Nazaire

Durée 2h

www.lagds.fr
Vidéo

Ouverture des réservations au public non-abonné vendredi 28 janvier

Le restaurant du Théâtre vous accueille, sur réservation, dès 19h les soirs de représentation